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La vérité sur ce qui fait un bon livre

8 Fév

« Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, c’est un livre que l’on regrette d’avoir terminé. »

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Ces quelques mots, à la fin de La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker, sonnent résolument vrai. Juste après avoir refermé le pavé (667 pages, tout de même), j’ai effectivement regardé la couverture en souriant. Et je me suis dit que oui, Nola Kellergan, Harry Quebert et Marcus Goldman allaient me manquer.

Le pitch : Dans la petite ville d’Aurora, le corps de Nola Kellergan, disparue depuis plus de 30 ans, est retrouvé dans un jardin. Le propriétaire des lieux n’est autre que Harry Québert, illustre écrivain entré dans la légende la même année que cette disparition. Et puis il y a ces rumeurs qui courent comme quoi ils auraient peut-être entretenu une liaison. Marcus Goldman, jeune écrivain en panne d’inspiration et ancien élève de Harry décide de faire éclater la vérité. Mais à quel prix ?

Le style : simple et efficace, sans fioritures. Les mots, toujours bien choisis, nous plongent au coeur de l’affaire.

Mon avis : ça faisait très très longtemps qu’un livre ne m’avait pas tenue en haleine de la sorte. Je suis parfois déçue par les livres trop médiatisés, qui raflent beaucoup de prix et sont annoncés comme de « grands » livres. Mais là, je trouve qu’il mérite amplement tous les prix qu’il a reçus (avis personnel, bien évidemment).

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Bref, j’ai eu un vrai coup de coeur pour ce livre et je le conseille aux fans de polars à l’américaine que le nombre de pages n’effraie pas !
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Les ignorants : quand un auteur rencontre un vigneron (et inversement)

17 Oct

Etienne Davodeau ne connait rien à la biodynamie et ne sait pas grand chose de la fabrication du vin. Richard Leroy a lu très peu de BD et ne connaît pas Moebius. Mais ils sont curieux. Alors pendant plus d’un an, chacun va découvrir ce qui fait le quotidien de l’autre. Au rythme des saisons, le lecteur est plongé au coeur de la fabrication d’un vin blanc bio et découvre les coulisses de la « fabrication » d’une BD.

 

 

Deux univers assez proches au final, portés par l’envie de faire partager. Le livre regorge de rencontres avec des passionnés qui, portés par des convictions très fortes, croient profondément en ce qu’ils font.

Après avoir refermé le livre, on a très envie d’ouvrir Le Photographe en sirotant un verre de  Clos de Rouliers ou de la cuvée Les Noëls de Montbenault. A déguster sans tarder.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Sur la route version carte vermeil

30 Sep

Le jour de son centième anniversaire, Allan Karlsson saute par la fenêtre de sa chambre de la maison de retraite de Malmköping. Une fois dehors, il a deux objectifs : fuir une fin de vie terne sous le joug de Soeur Alice et trouver une paire de chaussures…

Dès les premières pages, Allan nous embarque dans un road-movie déjanté et surréaliste à travers la Suède. Il rencontre en chemin plusieurs compagnons de route, véritables caricatures qui, tout comme lui, ne trouvent pas leur place dans la société actuelle.

On suit avec plaisir leurs pérégrinations et on prendrait volontiers place à côté de ce facétieux centenaire qui n’a pas toujours été un calme retraité en charentaises…

Le livre se lit avec plaisir, c’est un véritable feu d’artifices qui remonte le moral. A suivre : l’adaptation au cinéma de ce best-seller !

 

 

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson, Pocket, 8,10€ environ.